Mon idée pour la convention citoyenne !


Convention Citoyenne / lundi, novembre 18th, 2019

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Comme j’ai pu vous en parler hier, j’aurais adoré pouvoir participer à la convention citoyenne pour le climat. J’aurais aimé en faire partie car je considère que c’est une superbe initiative. Mais aussi, car, je pense peut être avoir une idée qui pourrait être intéressante à développer. Cette idée je l’ai nommée “Monnaie Carbone”.

Je précise que, bien que je l’ai imaginé seul, je ne me considère absolument pas comme l’inventeur de ce concept. Des dizaines de personnes ont posté des propositions similaires sur le site de la convention citoyenne pour le climat. Il est même fort possible que d’autres y aient déjà pensé des mois, voire des années auparavant.

Qu’est-ce que la « monnaie Carbone » ?

La monnaie « Carbone » serait une nouvelle forme de devise fonctionnant indépendamment des autres monnaies déjà existantes. Cette nouvelle devise ne se substituerait pas à l’euro mais donnerait une valeur en carbone à chaque produit et service vendu en France.

Par exemple :

1 kg de tomates coûterait 1,5€, plus une certaine somme en Carbone.

Comment cela fonctionnerait-il ?

Le montant carbone attribué à chaque produit ou service, serait calculé en fonction de son coût environnemental. Plus un bien ou un service émettrait du CO2 ou autres GES lors de sa confection, de son transport ou de sa consommation, plus son prix carbone serait élevé.

Le calcul de cette valeur pourrait être perfectionné avec le temps en considérant tout les autres polluant. Cependant, au vu de l’urgence climatique, l‘élimination du CO2 et autres gaz à effet de serre (comme le méthane ou le protoxyde d’azote) est aujourd’hui notre priorité.

Par exemple :

Prenons 1 kg de tomates vendu à Paris venant des Pays Bas. Il est alors transporté en camion et vendu au prix de 1,5€. Dans un système de monnaie carbone, il coûterait, en plus de son prix en euro, une somme X en Carbone.
Imaginons maintenant un même kg de tomates vendu lui aussi à Paris pour 1,5€ mais cultivé à Rouen. Ce dernier coûterait ainsi, en plus de son prix en euros, une somme Y en Carbone.
Cette somme Y serait ainsi bien moins élevée que celle du kg de tomates Néerlandais. Notamment grâce à une émission de gaz à effet de serre moins élevée.

Model d’attribution des « Carbones »

Chaque personne se verrait recevoir de la part des pouvoirs publics, et de manière égale, un nombre définit et limité de « Carbone » chaque année. Cette somme versée aux citoyens serait calculée et définie en adéquation avec l’objectif de neutralité carbone d’ici 2030. 

Si toutefois un citoyen venait à dépenser tous ses « Carbones » au cours de l’année.  Il pourrait être alors possible, les premières années, d’acheter des carbones via le paiement d’un montant (assez élevé) en euro.

Ce système d’achat de « Carbone » ne serait que temporaire afin de ne pas brusquer les gens. En effet, passé les premières années de mise en place du système, les citoyens vivant sur le sol français se verraient alors retirer le droit d’acheter des carbones. Ils serraient alors dans l’obligation de respecter le quota « Carbone » annuel.

Explication :

Lors des premières années les citoyens recevraient un nombre X de « Carbone » qu’ils dépenseraient comme bon leur semble. Cependant, ceux dépensant tout leurs « Carbone » avant la fin de l’année, seraient obligés de s’acquitter d’un montant Y en euro afin de pouvoir continuer à acquérir des biens et services.

Enfin, un autre point important du model d’attribution des « Carbone » concerne le montant « Carbone » versé. En effet, au fur et à mesure des années, cette somme serait réduite. Pourquoi cela ? L’objectif de cette idée serait que la France puisse atteindre la neutralité carbone d’ici 2030.

Explication :

Lors de la mise en place de la monnaie « Carbone » le montant « Carbone » versé par les pouvoirs publics serait proche du besoin médian en carbone actuel. Ce montant serait par la suite diminué au cour des années. Exemple, en 2020 un citoyen recevrait un montant X de Carbone. Puis, en 2021 il recevrait uniquement une fraction du montant 2020. Le but de cette méthode serait de réduire progressivement les émissions de gaz à effet de serre sans brusquer les gens.

Une autre manière de recevoir des carbones serait d’acquérir un bien, d’utiliser un service, de participer à une activité, ou bien de financer une action ayant une consommation négative de gaz à effet de serre. Par exemple la plantation d’arbres, la séquestration de CO2 dans les sols, ou la dépollution de lieu naturel seraient des moyens collecter des « Carbone ».

La possibilité de gagner des carbones serait alors très surveillée. Le but étant de limiter au maximum de possibles fraudes et abus. Sans ça, des gens seraient tentés de couper un arbre pour en planter un, polluer pour ensuite dépolluer, etc…

But

Le but de cette monnaie serait de rendre l’écologie sociale et juste. Ce système ferait payer et limiterait les bonnes personnes. Ceux consommant trop, ceux détruisant notre lieu de vie, la Terre. Pour résumer, plus une personne polluerait, plus elle paierait en carbone. Cette dernière serait réprimandée (les premières années) ou obligée de changer son mode de vie. 

Ce type de projet serait plus efficace que les taxes classiques. En effet les taxes pénalisent dans la grande majorité des cas, les personnes en situation de précarité. Elles n’impactent que trop peu souvent les gros pollueurs ayant de gros moyens financiers.

Le second but serait d’impulser un réel changement au niveau des entreprises. Cela les pousserait à innover et investir dans des solutions non polluantes.

Pour finir, le troisième but serait de promouvoir l’économie française et locale. La monnaie « Carbone » rendrait les produits et services locaux beaucoup plus intéressant économiquement, comparé aux produits et services venant de l’étranger.

Défis et limites (liste non exhaustive) :

  • Répertorier toutes les émissions de gaz à effet de serre émanant du cycle de production et de consommation de tous les produits et services disponible en France.
  • Rendre obligatoire le paiement en carbone lors de toutes transactions.
  • L’achat de certains biens ou services demanderaient des sommes de carbone très élevées (une voiture par exemple). Ainsi, il sera nécéssaire de pouvoir échelonner les paiements dans le temps.
  • Un encadrement concernant l’achat de produit ou service à l’étranger (vacances à l’étranger, personne vivant à la frontière) devra aussi être définie.
  • Un encadrement des touristes et de leurs consommations lors de leur séjour en France devra être mis en place.
  • Les transactions à l’internationale (importations, exportations, bourse, transfert de capitaux…) devront être bien encadrées.
    Des régulations devront être envisagées afin que l’économie française n’en pâtisse le moins possible sans perdre de vue notre objectif; la neutralité carbone d’ici 2030.

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